Nathalie Hubert

Isolato


Cette série de photographies sur le thème de la mode met en scène l’image d’une femme à l’opposé des clichés habituels. Intitulée « Isolato », la série évoque l’idée d’enfermement et de solitude. Il s’agit à chaque fois de rassembler un corps féminin avec un objet, un paysage ou un animal, tel un  évident alter égo.

Chaque corps est voilé,

dissimulé, il se devine dans la pénombre, s’efface derrière des tissus. Les visages sont toujours absents. Seuls quelques éléments laissent deviner un corps féminin, mais toujours éteint, anéanti, frustré. Les vêtements et tissus s’apparentent d’avantage à des linceuls.
Dans la continuité de ces corps se trouvent la deuxième image. On y lit des paysages vides, cernés de noir, des animaux prisonniers, des plantes décrépies ou des objets abandonnés. Comme un écho à la première image, la deuxième suggère une décrépitude, une séparation, une résignation.

Il y a une similitude entre les deux images, de par les formes, les textures ou les couleurs.  J‘ai choisi de lier les  images entre elles, pas de façon à ne faire qu’une photo mais de façon ambigüe, équivoque, pour mettre en avant cette comparaison, cette continuité avec un corps féminin qui devient parfois objet.

Le diptyque, de par son format, de par son évocation religieuse et picturale, me permet d’inventer de petits tableaux qui racontent l’existence humaine, et plus précisément celle de la femme.

Plan d'accès aux expositions